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EXPOSITION ANDRÉ-PIERRE ARNAL
Les années supports/surfaces
Du 19 septembre au 18 octobre 2008
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« Certains peintres disent tout dans une seule toile
(leur palette, leur poétique, leur dessin, leur
thématique).Chacune demes peintures, au contraire, n'est
qu'un morceau d'un grand ensemble qui se développe dans le
temps et dans l'espace... »
André-Pierre Arnal
André-Pierre Arnal est né à Nîmes le
16 décembre 1939. Il est l'un des fondateurs du
mouvement Supports/Surfaces au lendemain des
événements de mai 68 aux côtés d'artistes
comme Pincemin, Devade, Pagès, Dezeuze ou Viallat.
En 1964, il devient un artiste résolument abstrait en
réalisant ses premiers "Monotypes".
En janvier 1968, il organise à Montpellier une
exposition qui permettra aux futurs membres du
mouvement Supports/Surfaces d'affirmer peu à peu leurs
bases picturales et théoriques.
En effet, à la fin des années soixante, entre 1968 et
1971 plus exactement, nait le mouvement Supports/Surfaces.
Ces artistes, nourris d'art abstrait et des
expressionnistes américains, veulent rompre avec
l'objet tableau décoratif et subjectif en procédant
à la "dématérialisation de l'objet d'art"
grâce au concept de "déstructuration" de l'oeuvre et
de son support.
Les différentes composantes de l'oeuvre sont ainsi
mises en lumière : le cadre, le châssis, la toile et la
couleur deviennent "sujet" de l'oeuvre et sont considérés
demanière individuelle à la différence des
nouveaux réalistes chez qui la critique de la
société passe par la récupération
d'objets de consommation.
Né après les débats politico-artistiques de
mai 1968, le mouvement Supports/Surfaces produit une
esthétique avant tout ancrée dans la pensée
marxiste et la psychanalyse.
Si des éclatements successifs sur la base d'oppositions
idéologiques ou politiques ont pu faire écran à
des conflits personnels et à une bipolarisation province-paris,
les méthodes critiques et les procédés
analytiques dont découlent le processus de
déconstruction de l'oeuvre d'art seront toujours mis en
pratique et ce bien après la rupture de Supports/Surfaces.
Quand certains artistes du mouvement trouvent leur matériau
de prédilection comme le bois et les cordes pour Pagès
et Grand, la couleur et lesmatériaux de
récupération pour Viallat; André-PierreArnal,
lui, donne à la toile une autre dimension que celle d'un
simple support de la peinture. Il en fait apparaître les
froissements, les plis et les matières en faisant
également intervenir la couleur en tant que
révélateur du support.
Entre 1969 et 1973, l'expérimentation de
procédés picturaux chez André-Pierre Arnal se
fait à travers le froissage, le fripage, les empreintes et
le pliage. Il fait ensuite intervenir la couleur qui garde
l'empreinte du travail du support puis déplie la toile ou le
papier révélant ainsi le support dans toute sa
splendeur et dans toute sa singularité. Le support et sa
surface deviennent le sujet principal de la peinture.
André-Pierre Arnal décrit également le pliage
comme" une façon mécanique, manuelle, de diviser la
toile en une série de surfaces qui se déduisent les unes
les autres dans des rapports simples, sʼordonnant autour de la
surface restante".
leur format en rapport au corps humain, à la taille de
l'artiste ; de ses petits formats de papiers à
l'échelle des bras et des mains aux très grandes toiles
de plus de 2 mètres par 2 c'est une relation corporelle et
gestuelle qui s'instaure entre l'artiste et l'oeuvre,"cette phase
d'un dernier corps à corps aumoment où je retourne la
toile peinte et dépliée, mouillée, bras tendus,
l'ayant saisie d'un bord, sur la pointe des pieds et la reposant sur
le sol, pour l'y laisser sécher".
Dans le contexte social et artistique des années 60 et 70,
André-Pierre Arnal pose son empreinte par ses
expérimentations multiples et les techniques qui en
découlent influençant un bon nombre d'artistes de sa
génération et des suivantes. Il révèle
une relation essentielle entre le geste, l'outil, le
procédé et le support par l'intermédiaire de la
couleur. Son caractère contemporain en fait une figure
incontournable du mouvement s'inscrivant toujours aujourd'hui dans
une problématique anti-académique dont le but est de
montrer ce qui était jusqu'à présent
caché.
C'est cette version originale de l'art, singulière et
contestataire que nous présentons du 19 septembre au 18 octobre
2008. Près de 40 ans nous séparent des premières
oeuvres d'André-PierreArnalmais leur
contemporanéité en fait des oeuvres novatrices. Il sait
que le champ de la peinture reste ouvert qu'il est toujours possible
de faire des recherches de nouveaux supports et de nouvelles
méthodes grâce à une attitude expérimentale
et en se dégageant d'un travail traditionnel.
Nous avons réunis pour cette exposition une quarantaine
d'oeuvres sur papier, toile et tissu de 1969 à 1973
qui n'ont pour la plupart jamais été montrées au
public. A cette occasion, nous éditerons un catalogue de
l'exposition qui retracera cette époque historique où
figureront les reproductions des oeuvres exposées.
Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations ou prendre
rendez-vous afin de venir voir les oeuvres en avant-première
à la galerie, n'hésitez pas à nous contacter.
Galerie Brimaud - 4, rue de Thorigny - 75003 Paris
Ouvert du mardi au samedide 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h
Tel:+33 (0) 1 42 72 42 02 - Fax:+33 (0) 1 42 72 32 52
contact@galeriebrimaud.com-www.galeriebrimaud.com
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Ci-dessus: Pliage, 1971, huile sur toile, 200 x 200 cm
Froissage, 1969, huile sur toile, 150 x 156 cm
Pliage, 1973, huile sur toile, 171 x 176 cm
Pliage, 1970, huile sur toile, 175 x 175 cm
Pliage, 1971, huile et lavis d'encre sur papier, 50 x 50 cm
Pliage, 1971, huile sur toile, 203 x 52 cm
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